TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA
07/05/2007 11:24 par oldies-french-anglais-italiens1
Tokyo Ska Paradise Orchestra est un groupe de ska-jazz japonais (aussi appelé TSPO ou ska para).
Il fut formé en 1985, en regroupant des amis de lycée par Asa-Chang, qui quittera le groupe en 1993. Le groupe a changé de nombreuses fois de membres, jusqu'à atteindre une forme plus stable. Les musiciens suivants en représentent le noyau dur : Oki Yuichi, Gamo, Kawakami Tsuyoshi, Yanaka Atushi et Hiyamuta Tatsuyuki.
MARC
SUMMERTIME
Stranger Cole de son vrai nom, Wilburn Theodore Cole, est un chanteur de ska, rocksteady et reggae jamaïcain né en
1945 à Kingston.
EN COMPAGNIE DE KEN BOOTHE THE WORLD'S AFFAIR
Rico Rodriguez, de son vrai nom Emmanuel Rodriguez, aussi connu sous les pseudonymes de Rico, Reco Rodriguez,
est un tromboniste jamaïcain né le 17 octobre 1934 à Kingston. Il est considéré comme ³e meilleur tromboniste de
reggae des années 60 et 70.
WORK SONG
né joseph abraham gordon en 1934 a kingston en jamaique
I'M IN THE MOOD FOR LOVE
Skinhead reggae
Nom de baptême du early reggae en Angleterre. À l’époque, de nombreux Jamaïcains émigrèrent à londres. Là-bas, la vie était plus dure et le racisme bien présent.
Mais les jeunes Jamaïcains avaient une grande culture de la rue qui attira les jeunes Blancs prolétaires. Blancs et Noirs se réunirent sous la barrière d’un nationalisme exacerbé qui les opposa tout d’abord aux Pakistanais et aux Asiatiques, réputés ne pas vouloir s’intégrer.
Il faut bien comprendre que les premiers skinheads étaient Blancs ou Noirs, et que ce n’est que par la suite qu’une partie du mouvement devint ouvertement raciste Ils se faisaient appeler skinheads en référence à leur crâne rasé.
Rejetant la musique rock et les hippies, ils se passionnèrent pour le rythme reggae naissant et plus particulièrement pour les morceaux les plus rapides et les plus durs. Une vingtaine de morceaux de reggae entrèrent dans les charts anglais et l’instrumental «Double Barrel» devint l’hymne du club de foot de Chelsea, un club très apprécié des skinheads. Laurel Aitken, un chanteur actif depuis le jamaican shuffle, connu à cette époque son âge d’or.
Certains groupes anglais feront des skinheads leur public de base, leur dédiant plusieurs chansons (Symarip-Pyramids et leur classique skinhead jamboree, ou les Cimarrons alors connus sous le nom de Hot Rods All-Stars). La plupart des disques étaient sortis par le label Trojan.
Les skinheads se désintéressèrent du reggae vers 1971, lorsque les tempos ralentirent et que les textes se tournèrent vers le rastafarisme.
Les inventeurs du reggae
De nombreuses personnes revendiquent la paternité du reggae. Parmi les titres pouvant revendiquer cette parenté, on peut citer «Bang a Rang» de Stranger Cole et Lester Sterling, «Nanny Goat» de Larry Marshall & Alvin, «No More Heartaches» des Beltones, «Do the Reggay» des Maytals ou «Long Shot» des Pioneers, qui fut produit par Joe Gibbs mais dont la session d’enregistrement fut plutôt dirigée par Lee Perry.
Description du early reggae
Le nouveau style se démarquait du rocksteady par un tempo plus rapide, un skank à l’orgue souvent doublé et une influence funk dans le jeu de basse alors que la batterie marquait le troisième temps d’une mesure de quatre temps, à la façon du rocksteady (dans le ska, il s’agissait des deuxième et quatrième temps). Ce style fut également influencé par le mento traditionnel, influence que l’on peut retrouver dans le skank dédoublé et dans certaines lignes de basse que l’on peut rapprocher du jeu d’une rumba box. Ce reggae, très nerveux et mené par le jeu de l’organiste, connut beaucoup succès en Angleterre auprès des skinheads anglais, au point qu’il prit parfois le nom de skinhead reggae.
Les artistes dominants de cette époque furent les Maytals, Desmond Dekker, Laurel Aitken et d’autres encore.
Soul reggae
L’influence du mouvement rastafari commençait à se faire sentir dans les textes de certains chanteurs, au point que l’on confondait parfois reggae et rastafari, à tort d’ailleurs car il existait de nombreux chanteurs non rasta. L’association reggae et rasta ne devint la norme qu’après 1972, quand les tempos commencèrent à ralentir. Ainsi de nombreux hits de cette première période du reggae, souvent appelée early reggae, furent d’influence soul.
Principaux musiciens
À Studio One, le nouveau groupe de musiciens, les Soul Dimensions, jouaient derrière des vieilles vedettes du rocksteady comme John Holt ou Alton Ellis ainsi que derrière de jeunes chanteurs comme Dennis Brown (qui n’avait que douze ans à l’époque), futur prince du reggae (Bob Marley en sera le roi). Parmi les autres groupes de musiciens, on trouvait les Upsetters de Lee Perry (avec les frères Barrett, futur Wailers, à la basse et à la batterie) et les Crysalites de Derrick Harriot. Les instrumentaux saccadés de ces deux formations, plus nerveux que ceux des Soul Dimensions, firent le bonheur des skinheads anglais. Ce style de reggae très rapide se ralentit dès 1971 pour aboutir aux rythmes one drop du reggae roots.
La Jamaïque secouée par les évènements
En 1965, l’euphorie liée à la récente acquisition de l’indépendance commençait à retomber. La Jamaïque fut alors secouée par plusieurs événements. La mort de Malcom X en février 1965 y fit l’effet d’une bombe. Puis, durant l’été, la visite du pasteur Martin Luther King fut triomphale. Son discours, basé sur une intégration douce des Noirs au monde occidental (Antilles comprises), fut accueilli à bras ouverts.
À cette époque, apparurent également les terribles rude boys ou rudies, des jeunes garçons désoeuvrés et violents, issus du ghetto.
La naissance de Trenchtown
Pour rajouter au climat déjà tendu, le ghetto légendaire de Back-a-Wall, véritable centre de la foi rasta, fut rasé par des bulldozers. Le parti JLP, fraîchement élu et pro-américain, avait fait détruire le bidonville pour y installer ses plus ardents défenseurs dans de nouvelles habitations. Les nombreux rastas qui vivaient là-bas allèrent alors se réfugier à Trenchtown, bastion du PNP, le Parti National Populaire. Ce quartier produira beaucoup de grands chanteurs, comme Alton Ellis, les Wailing Wailers de Bob Marley, Ken Boothe, Desmond Dekker ou Buju Banton, et fut immortalisé par la chanson des Wailers «Trenchtown Rock».
Description du rocksteady
Dans ce contexte tendu, le ska semblait un peu trop guilleret. Apparut alors un nouveau son, plus lent et davantage influencé par la soul américaine. Ce nouveau style appelé rocksteady amena plusieurs changements pour les musiciens. La basse électrique remplaça la contrebasse, élément central du ska. Une seconde guitare fut rajoutée, doublant la ligne basse en utilisant un son étouffé. La section cuivre, autre élément central de tout groupe de ska, se fit plus discrète. L’orgue et le piano s’imposèrent petit à petit comme les nouveaux points centraux. du groupe. De façon générale, le rocksteady délaissa les influences jazz et le tempo soutenu du ska pour des harmonies proches de la soul et un rythme plus syncopé. Cette musique régna sans partage sur le paysage musical jamaïcain de 1966 à 1968.
Principaux musiciens
Le principal groupe de musiciens de l’époque était composé d’anciens Skatalites. Mené par Lynn Taitt, un guitariste de Trinidad, et Tommy Mac Cook, ancien saxophoniste des Skatalites, ils enregistrèrent sous le nom de Supersonics ou de Jets pour le compte de Duke Reid. Un groupe, à la formation presque identique, nommé les Soul Vendors, enregistrait également pour Clement Dodd. Ils étaient alors menés par Roland Alphonso, lui aussi ex-Skatalites.
Entre 1966 et 1968, ces groupes vont enregistrer d’innombrables morceaux, accompagnant de splendides chanteurs. En effet, le rocksteady, influencé par la musique soul, se prêtait magnifiquement aux groupes vocaux aux harmonies très élaborées, ainsi qu’aux chanteurs à la voix suave.
L’équipe de Treasure Isle
Depuis son studio fraîchement construit, Treasure Isle, le label de Duke Reid, domina cette période, talonné de près par Studio One.
Chez le premier, le trait caractéristiques des productions était de posséder un son délicat, se mariant à merveille à la nouvelle musique. Ses principales stars de l’époque étaient les Paragons de John Holt, les Jamaicans, les Techniques, les Melodians, les Sensations, les Ethiopians et Freddie Mac Kay.
L’équipe de Studio One
À Studio One, le jeune claviériste Jackie Mitoo dirigeait les séances d’enregistrements et arrangeait les morceaux. Les artistes maison étaient les Heptones, les Gaylads, les Termites, Alton Ellis, Ken Boothe, Delroy Wilson, ou Marcia Griffiths.
Le chanteur Alton Ellis
Les autres artistes et producteurs
Beverley’s ne fut pas en reste et sortit quelques perles comme «007 (A Shanty Town)» de Desmond Dekker ou des chansons de Derrick Morgan.
À noter que la plupart des artistes reconnus n’enregistraient pas que pour un producteur, ce qui est une constante dans la musique jamaïcaine. Ce fut le cas d’artistes comme Slim Smith et de beaucoup d’autres.
À cette époque se firent aussi connaître de nombreux jeunes artistes comme les Kingstonians, Derrick Harriot, Ken Parker ou Cornell Campbell. Et de nouveaux producteurs apparurent ou confirmèrent leurs précédents succès, comme Joe Higgs, Bunny Lee ou Sonia Pottinger.
De nombreuses reprises de soul U.S.
De nombreuses adaptations de chansons de soul U.S. sont enregistrées dans des versions rocksteady par des chanteurs comme Slim Smith («Gipsy Woman» des Impressions) ou Ken Boothe («Mustang Sally» de Wilson pickett).
Premières influences rastas
Il est important de souligner l’expansion du mouvement rastafari à l’époque, suite à la visite de Haïlé Sélassié, visite qui marqua les consciences.
À la suite de cette visite, beaucoup d’artistes ne chantèrent presque plus que sur des sujets sociaux et rastas, annonçant le reggae roots.
Au fur et à mesure, la basse se fit de plus en plus présente dans le son du rocksteady. Il s’agissait également d’un signe avant-coureur de l’arrivée du reggae.
TYPE DE CD EN VENTE DANS LE COMMERCE