JACKIE OPEL
18/03/2007 09:44 par oldies-french-anglais-italiens1
Né en 1938 à Martinsdale dans la région de Bridgetown sur l’île de la Barbade, Dalton Sinclair Bishop de son vrai nom est issu d’une famille nombreuse où l’argent faisait défaut.
Très tôt, il se met à chanter sur la côte pour gagner un peu sa vie. Il est surnommé à cette époque « Man Face », en effet il semble beaucoup plus âgé qu’il ne l’est en réalité. Il apprend le métier de chanteur dans les différents hôtels de l’île.
C’est à peu près en 1960, que Byron Lee alors en déplacement à la Barbade est saisi par le don et la virtuosité de Jackie, sa capacité à chanter sur 6 octaves est tout simplement exceptionnelle, et Byron ne perd pas un instant pour le convaincre de venir chanter en Jamaïque avec ses Dragonaires. Mais cette union est rapidement dissoute sans qu'aucun enregistrement ne soit réalisé.
Dès son arrivée en Jamaïque, Opel se rend bien compte du virage que les sound-systems sont en train d’amorcer, et il compte bien être parmi les premiers à profiter de ces changements, il est donc nécessaire pour lui de laisser tomber le calypso et le mento pour surfer sur la vague Rhythm & Blues et le son de la Nouvelle-Orléans.
En 1964, il rejoint les Skatalites pour chanter au sein de la formation et joue de temps en temps de la basse lorsque Lloyd Brevett est absent. John « Dizzy » Moore dit à son sujet qu’il est un génie et sans aucun doute le meilleur chanteur que le groupe n'ait jamais eu.
Don't take away my love
The Day Will Come
I Am What I Am
eternal love
Tears From My Eyes
Pictures Of Smoke
set down servant
old rockin chair
rosana
you're not good
Prince Buster (Cecil Bustamente Campbell).
Ex videur de Coxsone, il le quitte en 1959 pour monter son propre sound system, « Voice of the People ». Chef de bande, boxeur, chanteur, DJ, percussionniste, producteur et négociant en disques, il reste surtout un musicien important des années 60, un grand précurseur du ska. Ennemi de Byron Lee, il joue et chante un ska rempli d'humour et d'allusions sexuelles (certaines de ses chansons peuvent même paraître très sexistes comme The 10 comandements).
AL CAPONE
DANCE CLEOPATRA
LINGER ON
VERA CRUZ
7 WONDERS OF THE WORLD
DON T THROW STONES
THE HUNTER
TEXAS HOLD UP
BLACKHEAD CHINEMAN
GOD SON
HARD MAN FE DEAD
IT S BURKE S LAW
MADNESS
OPEN UP BARTENDER
RUDE RUDE RUDEE
WASH WASH
WINE AND GRIND
DELIVRANCE MUST A COME
SUPER CHARGE
JACK THE RIPPER
EARTHQUAKE ON ORANGE STREET
IDI AMIN
RYGIN
APACHE
PRINCE OF PEACE
TEEN COMMENDMENTS
TRIP TO MARS
AND I LOVE HER
ISLAM
MY GIRL
KING OF KINGS
CHINAMAN SKA
CAST YOUR FAITH TO THE WIND
Don Drummond est né entre 1932 et 1935. Il meurt en 1969 à Kingston, Jamaïque. Il est un tromboniste et compositeur jamaïcain issu du jazz, il resteras une des plus grandes légendes du ska et de la musique jamaïcaine pour son oeuvre individuelle ainsi que pour sa carrière au sein des Skatalites, groupe mythique formé en 1963.
Don Drummond était parmi les figures les plus représentatives du ska et un des membres fondateurs des Skatalites. Il fut le compositeur le plus prolifique dans son genre, avec près de 300 titres sous son nom. Même avant la naissance du ska, Drummond était déjà considéré comme une légende jamaïcaine pour ses prouesses en jazz et en tant que professeur des jeunes orphelins de l'Alpha Boys School de Kingston. C'est d'abord en tant qu'élève qu'il fréquente cette établissement sous la direction de Rupert Anderson. La tradition veut que les anciens pensionnaires deviennent par la suite professeurs. Il enseigne alors à Rico Rodriguez, Vernon Muller, Joe Harriott et Vincent Gordon.
Don Drummond intègre par la suite les orchestres locaux tel que le Eric Dean Orchestra ou le Tony Brown Orchestra. Aimant le jazz, il forme un groupe, le Don Drummond Four et est élu meilleur tromboniste de l'année 1954. Clement Dodd le repère lors d'un de ses shows et l'embauche dans ces groupes de studio (les Blues Blasters ou le Studio One Orchestra). Sa carrière de studio commence en 1956, il a principalement enregistré des specials (enregistrements originaux et exclusivement pour sound system). En 1959, cependant, ces specials ont commencé à être commercialisées pour la Jamaïque puis l'Angleterre.
Les membres du groupe se sont connus en jouant dans les orchestres jazz de Baba Motta, et de Clue J. & the Blue Basters, le groupe studio leader de l'époque. Avant de devenir les Skatalites, le groupe a joué sous le nom des « Sheiks » en 1962, des « Cavaliers » en 1963 puis de « Studio One Band ». Le nom « Skatalites » est né de l'actualité de l'époque et fut proposé comme un jeu de mot ayant rapport avec le lancement des satellites autour de la Terre.
Leur musique plait très rapidement, et leur premier disque Ska Authentic sera un des premiers succès du label, et contribuera à lancer l'industrie du disque en Jamaïque. Don Drummond écrira la plupart des morceaux (plus de 200 en 1964 !), dont la célèbre chanson Guns of Navarone. Le titre Man in the Street sera classé au Top 10 britannique. Considéré comme un des meilleurs trombonistes jazz au monde, il est très populaire, et tiendra le rôle de leader qu'il partage avec Tommy Mc Cook, connu pour sa forte personnalité. La Jamaïque était à l'époque en pleine quête d'identité musicale, et les Skatalites tombèrent à pic pour lancer celle-ci, vu que leur son était nouveau et 100 % jamaïcain, ce qui a évidemment fortement contribué à leur succès. La Jamaïque avait trouvé le son jamaïcain : le ska. Identité qui ne l'a toujours pas quittée : bien que le reggae et le ragga, entre autres, soit aujourd'hui très présents, tous les Jamaïcains savent que leur musique vient du ska, et que celui-ci vient en grande partie des Skatalites. De plus, ceux-ci participent à tous les enregistrement de Studio One, en tant que backing band, avec de nombreux artistes tels que Prince Buster.
L'avenir s'annonce prometteur pour les huit musiciens phares de l'île. Cependant, le 1er janvier 1965, Don Drummond est emprisonné pour le meurtre de sa compagne, Anita « Margarita » Mahfood, danseuse de cabaret que l'on a pu entendre sur Woman a Come, qu'il a poignardé lors d'une dispute. Il sera interné à l'asile de Bellevue. Ajouté à cela les rivalités entre Tommy Mc Cook et Roland Alphonso, ainsi que les tendances alcooliques de Lloyd Brevett, et le groupe se meurt. Ils donnèrent leur dernier concert en août 1965. Deux nouvelles formations voient le jour : les Soul Brothers, rebaptisés par la suite Soul Vendors avec Jackie Mittoo et Roland Alphonso, produit par Studio One, et les Supersonics, menés par Tommy Mc Cook.
Les Skatalites sont morts. Jusqu'en 1983, où le regroupe se reforme pour un concert en juillet au festival Reggae Sunsplash, sans Don Drummond (il se suicide le 6 mai 1969 à l'âge de 37 ans dans son asile). Puis, devant le succès colossal, la formation perdure. Il s'ensuit une tournée, et un disque, The Return of the Big Guns, sort en avril 1984. Jusqu'en 1990, les sept membres originaux tournent (Tommy McCook, Roland Alphonso, Lester Sterling, Johnny Moore, Jackie Mittoo, Lloyd Brevett et Lloyd Knibb). Le 16 décembre 1990, Jackie Mittoo meurt à la suite d'un cancer. Et avec lui partent ses talents de pianiste, compositeur et arrangeur. De 1991 à 1993, le groupe fait sa première « vraie » tournée internationale, joue pour la première fois en Europe. En 1995, Hi-Bop Ska est nomminé aux Grammy Awards comme meilleur album reggae, puis en 1997 avec Greatings from Skamania. L'exellent album Ball of Fire, une merveille du ska, sort en 1997.
Le goupe subit ensuite deux coups durs en 1998, ce qui met fin à la composition originale du groupe : Tommy Mc Cook meurt le 5 mai, puis Roland Alphonso s'écroule sur scène, après avoir fini un solo sur Eastern Standard Time. Il décède lui aussi une dizaine de jour plus tard, le 16 novembre.
Depuis, le groupe tourne toujours, il a sorti en 2002 From Paris With Love, mais Lloyd Brevett, Lloyd Knib, Lester Sterling et Doreen Shaffer sont les seul membres originaux du groupe, accompagnés de Karl « Cannonball » Bryan, Vin Gordon, Devon James, Ken Stewart et Kevin Batchelor. Johnny « Dizzy » Moore poursuit quant à lui sa carrière avec les Jamaica All Stars.
Les Skatalites ont donc joué un très grand rôle dans l'histoire musicale de la Jamaïque. Ils ont influencé les plus grands artistes de l'île, tels que The Internationals, Bob Marley.
UNE MULTITUDE DE TITRES
ROAD BLOCK
EASTERN ST TIME
CONFUCIUS
ADDIS ABABA
ALIPANG
CHINA CLIPPER
THIRD MAN SKA
TEENAGE SKA
TAKE FIVE
SLIP PERSONALITY
SKA FORT SKA
OLD ROCKING CHAIR
MALCOLM X
LAWLESS STREET
CLEOPATRA ROCK
COOL SMOKE
DON T BURY ME
PERHAPS
INDEPENDANT ANIVERSARY SKA
BEARDMAN SKA
SPREAD SATIN
SCRAMBELENA
FROM RUSSIA WITH OVE
ROCKET SHIP
EL PUSSY SKA
SKARAVAN
BLACK SUNDAY
GUNS OF NAVARONE
PRESIDENT KENNEDY
LEE OSWALD JR
LEE HARVEY OSWALD
MOOD FOR SKA
FIDEL CASTRO
FOUR CONERS
EXODUS
OLD FOWL
WELCOME BACK HOME
FREEDOM SOUNDS
BRIDGE VIEW
LATIN GOES SKA
TEAR UP
MEN IN THE STREET
COME DUNG
BIG TROMBONE
SKA BA
SIMMER DOWN
ALLEY PANG
KING SOLOMON
WORLD S FAIR
TWO FOR ONE
I SHOULD HAVE KNOW BETTER
HOT CARGO
BLACK SUNDAY
SKA LA PARISIENNE
DON D LION
DICK TRACY
HANGING TREE
CELEBRATION TIME
CUBAN BLACKADE
GOOD GRAVY
WELL CHARGE
PEANUT VENDOR
MAGIC STAR
FOREST FLOWER
NANNY S CORNER
SUFFERS CHOICE
WAISTING MY TIME ON YOU
POLICE WOMAN
SKAFRICA
SKANDY
THE DON PART ONE PART 2
SKAPAN
SKA BOSS
ORIENTAL SKA
SKAMAICA
SKAVOOVEE
COCONUT ROCK
FURTHER EAST
SKA IN VIENNA WOOD
YOU RE SO DELIGHTFUL
SCRAP IRON
ROYAL FLUSH
BALL ON FIRE
CHRISTINE KEILER
DAHIL SAYO
SUMMERTIME
BURNING TOUCH
BABY ELEPHANT
THE WOW
NIMBLE FOOT SKA
LIVE WIRE
RINGO
GHOST TOWN
SHOT IN THE DARK
DETERMINATION
LOVE IN THE AFTERNOON
PHOENIX CITY
Delroy Wilson fut un des plus grands chanteurs jamaicains dans les années 70, dans la lignée de Dennis Brown, Gregory Isaacs et Johnny Clarke. Il occupe une place à part dans l'histoire du reggae, à la fois par son style (sa voix rappelle celle des stars américaines de la soul music) et par son destin tragique. Malgré son apport majeur au reggae, il reste peu connu du grand public. Il n'a pas connu, en vieillissant, la gloire tardive dont bénéficient légitimement tant de yardies aujourd'hui, et qui leur permet de continuer à développer leur art, en studio et sur scène (c'est le cas, par exemple, d'Horace Andy, redécouvert par le public grâce à Massive Attack). Delroy Wilson, lui, est mort en 1995, à cause d'un problème d'alcool.
Il reste, pour les amateurs de reggae, un des plus touchants crooners jamaicains, un de ces passeurs de témoins grâce à qui le monde a découvert le reggae et ses multiples déclinaisons. Il est notamment présent sur le tube des Clash "White man in Hammersmith Palais", cet hymne punky-reggae de 1976 dans lequel Joe Strummer et Mick Jones, les deux leaders de The Clash, racontent leur amusante mésaventure : alors qu'ils se rendaient dans un concert de reggae au Hammersmith Palais, ils découvrirent, ébahis, qu'ils étaient les seuls blancs dans le public (d'où le titre de la chanson) ! Cela ne durera pas, évidemment : le reggae commençait à déferler sur la Grande-Bretagne, l'Europe et le monde, et mêmes les rockers blancs se montraient décidés à promouvoir ce son venu des Caraïbes.
Surnommé "The cool operator", Delroy Wilson est donc une référence pour tous les artistes et tous les fans de reggae, un de ces génies précoces à qui la vie n'a pas laissé la possibilité de développer une oeuvre à la mesure de leur talent. Né en 1948 à Kingston, très tôt repéré par Clement Coxsone Dodd, il enregistre son premier titre à 12 ans, pour le Studio One. Delroy Wilson a raconté à Steve Barrow son ascension phénoménale. Poussé par un de ses amis, il se pointe - avec l'accord de sa mère ! - devant les grilles du mythique Studio One. Coxsone Dodd lui fait faire un essai et l'embauche sur le champ en lui donnant 5 shillings. Peu de temps après, le petit Delroy Wilson, juché sur une caisse de bière (Red Stripe, forcément) pour arriver au niveau du micro, enregistre sa première chanson. Le succès arrive avec le deuxième single enregisté pour le Studio One, "Spit in the sky". Rapidement, Delroy devient un phénomène, surnommé "The Boy wonder", petit prince du ska dans son impeccable costume. Puis vient l'ère du Rocksteady, propice à l'épanouissement du talent de Delroy Wilson, bientôt suivie par le raz-de-marée reggae. Le jeune chanteur surfe sur ses évolutions, aidé par Lee Scratch Perry, qui officie alors au sein du Studio One comme arrangeur, auteur-compositeur et "talent spotter". A ce titre, il est chargé de former et coacher les jeunes talents grâce à qui le Studio One vend des disques et étend son influence ...
Devenu adulte, Delroy Wilson quitte le Studio One pour tenter ses propres expériences. Il monte un groupe éphémère - The Links - avec Ken Boothe, the Gaylads et the Melodians, avant d'enchaîner les collaborations avec divers producteurs, comme Sonia Pottinger, Joe Gibbs, Keith Hudson, Harry J et Niney.
i'm in a dancing mood
riding for a fall
Once Upon A Time
CLOSE TO ME
My Baby Is Gone
Can I Change My Mind
L'influence des Rude Boys
Le ska a régné en Jamaïque pendant une période d'environ quatre ans, mais l'optimisme qui a suivi l'indépendance n'a pas duré longtemps. Les jeunes Jamaïcains, dont la situation économique était encore plus désespérée, se sont aperçus qu'il n'y avait pas de travail pour eux.
Des adolescents aliénés ont commencé à s'amener dans les soirées pour décharger leur hostilité sur les invités. Ils sont devenus connus sous l'appellation rude boys, et les musiciens ont tenté de les apaiser en célébrant la mémoire de leurs rixes dans les chansons («Rudy. A Message To You», de Dandy Livingstone, est un exemple parmi d'autres). La façon dont les rude boys dansaient le ska était assez différente: des mouvements plus lents et une posture menaçante.
C'est dans cette période d'agitation qu'un groupe comme The Wailers (Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Wailer), dont les membres se disaient eux-mêmes rudies, a signé son premier contrat d'enregistrement.
Parmi les pionniers qui ont contribué à l'essor de ce genre musical, il faut mentionner Cecil Bustamente Campbell, qui s'est fait connaître sous le pseudonyme Prince Buster; le chanteur cubain Laurel Aitken; Don Drummond, considéré comme l'un des plus grands trombonistes; le sensationnel Desmond Dekker, qui a dépeint de façon poétique le rôle du ska comme une musique pour l'homme de la rue, et The Ethiopians (après l'impérissable «Guns Of Navarone», des Skatalites, leur pièce «Train To Skaville» est probablement la chanson ska de la première vague la mieux connue).
La thématique des rude boys a continué d'influencer les artistes ska de cette période pour atteindre son apogée durant l'été brûlant de 1964: l'upbeat ska s'est alors mis à ralentir, et le rocksteady est né. Plus tard, le rocksteady a pavé la voie au reggae.
En Jamaïque comme en Angleterre, la première vague de ska a duré jusqu'en 1968. Le ska fut éclipsé par les nouveaux styles qu'il a engendrés. Le rocksteady a une tout autre histoire: il a plus tard évolué vers le reggae, puis vers le dub, le dancehall, etc.
Parmi les pionniers qui ont contribué à l'essor de ce genre musical, il faut mentionner Cecil Bustamente Campbell, qui s'est fait connaître sous le pseudonyme Prince Buster; le chanteur cubain Laurel Aitken; Don Drummond, considéré comme l'un des plus grands trombonistes; le sensationnel Desmond Dekker, qui a dépeint de façon poétique le rôle du ska comme une musique pour l'homme de la rue, et The Ethiopians (après l'impérissable «Guns Of Navarone», des Skatalites, leur pièce «Train To Skaville» est probablement la chanson ska de la première vague la mieux connue).
En dépit de la qualité d'enregistrement mono, la détermination et l'enthousiasme des musiciens ont permis au ska de rapidement devenir la première musique jamaïcaine réellement commerciale. De fait, le ska fut plus tard reconnu comme la danse et la musique traditionnelle de la Jamaïque.